Pourquoi la HD ?
Pendant plus de cinquante ans, l’image télévisée n’a guère évolué, le dernier changement marquant étant le passage à la couleur.
Une image HD est, avant tout, une image panoramique, au format 16/9. Fini le format 4/3, il faut désormais penser écran large. La Haute Définition donne de la respiration au cadre. La TVHD est capable de fournir jusqu’à cinq fois plus d’informations qu’une image vidéo actuelle standard. Les amateurs de sensations sonores ne seront pas déçus. Tout comme le DVD-Vidéo, la TVHD supporte une diffusion audio multicanal en 5.1.
Pour s’afficher en grand, l’image nécessite une excellente définition sur un support de grande résolution. Elle prend tout son sens sur des écrans plats, des rétroprojecteurs ou des vidéoprojecteurs.
Il n’existe pas un mais plusieurs types de Haute Définition. Il est important de s’interroger sur le média de diffusion final et de consulter son prestataire technique pour choisir le format le plus adapté.
La TVHD est déjà une réalité au Japon et aux Etats-Unis. D’autres pays, comme l’Australie, la Corée ou la Chine, sont également engagés sur cette voie. Ces pays sont des consommateurs d’images haute définition. Aujourd’hui, ne pas produire d’images HD, c’est se couper de ces marchés.
L’espérance de vie d’un programme en vidéo standard est désormais divisée par trois. Autrement dit, la durée de vie d’un documentaire ou d’une fiction tournés en vidéo standard, comme le Digital Betacam, ne dépassera pas trois ans. Elle sera portée à dix ans lorsque la captation sera effectuée en HD. À terme, il deviendra impossible d’exporter ses programmes SD, surtout dans une logique de production de programmes de stock.
La TVHD nécessitera de tourner en HD ou de re-masteriser en HD des programmes jadis tournés en pellicule (16 ou 35 mm). Dans bien des cas, une restauration en HD des images originales sera alors nécessaire. Il faut dès à présent s’interroger sur l’état de conservation de ces archives film !
Tourner en HD change quoi ?
Un tournage en Haute Définition garantit une qualité d’image hors du commun comparée à la vidéo standard. L’image HD concurrence directement l’image film. La prise de vues HD sur le terrain ne modifie pas grand-chose. La seule partie visible est la taille du moniteur de contrôle qui, au format 16/9, attire l’attention de toute l’équipe technique mais aussi des comédiens.
Tout comme en vidéo standard, il existe des caméscopes HD ou des caméras HD. Il est donc possible de tourner à plusieurs caméras. Les caméras peuvent être étalonnées facilement les unes par rapport aux autres. Les objectifs développés pour la HD sont également issus des dernières recherches des fabricants d’optique. Des cars régies sont, dès à présent, disponibles en production HD pour des tournages multicaméra.
La HD prend tout son sens dans le tournage d’événements culturels (concerts, opéras, danse…) ou sportifs. Ces programmes sont les premiers à pouvoir s’exporter aisément.
Postproduire en HD change quoi ?
Les différences fondamentales de l’image HD par rapport à l’image vidéo standard résident dans sa taille et sa résolution. Les prestataires techniques sont rompus à la gestion des formats d’image. Les postproducteurs présents au sein du Club HD travaillent aussi bien pour le cinéma que pour la télévision. Les formats panoramiques et les images haute résolution leur sont familiers depuis bien longtemps.
L’image HD est très intéressante en ce qu’elle supporte des corrections plus poussées. Elle se prête volontiers à de l’étalonnage numérique et à de la correction colorimétrique. La postproduction est plus créative.
La Haute Définition offre la possibilité de disposer d’un master universel avec une déclinaison sur plusieurs supports : diffusion TV, DVD ou exploitation en salle. Disposer d’un master HD numérique constitue également une garantie de qualité de conservation et d’archivage des images.
Combien coûte la HD ?
Oui, sur le papier, la Haute Définition coûte actuellement plus cher que la vidéo standard, mais il convient de voir au-delà et raisonner en terme d’usage. Concernant la location d’une unité de tournage simple avec les accessoires caméras nécessaires pour du documentaire, la différence atteint 20 %. Plus la durée de tournage sera longue, plus le dégressif permettra cependant de gommer le différentiel. Par rapport à un tournage en Super 16 mm, le coût de location est plus élevé, mais les bénéfices sont nombreux. Plus besoin de développement du négatif et de télécinéma. La HD est un outil supplémentaire.
Pour un tournage multicaméra, le surcoût avoisine 20 %. Concernant la postproduction, il faut également anticiper une majoration de 15 à 20 %. Tout dépend néanmoins de la complexité du travail à réaliser, de la présence ou non d’effets spéciaux, d’infographies, d’images 3D qui seront moins rapides à calculer. Les avantages, par rapport à de la vidéo standard, sont incommensurables.
A terme d’ici 3 ans, la différence de coût est estimée à 10 %.
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