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Lundi 28 Janvier 2008

Le public cinéphile bédjaoui a eu droit, jeudi passé, à la diffusion du film Arezki, l’indigène de Djamel Bendedouche, trois jours après son avant-première à Alger et une semaine après sa consécration au Festival du film amazigh de Sétif, où il a obtenu l’Olivier d’or.
Un film réalisé sous le haut patronage du Président de la République, avec le soutien de Mme la ministre de la Culture et s’inscrivant dans le cadre de la manifestation «Alger, capitale de la culture arabe 2007», qui vient juste de connaître son épilogue.  Un événement réalisé grâce à la participation de la boîte Square événement, dirigée par Abdenour Houchiche qui est, également, l’animateur de l’association Project’heure. Cévital était également partenaire de cette projection. Ce film, de haute facture, retrace l’histoire du bandit d’honneur Arezki El Bachir et de Abdoun qui se sont, tous deux révoltés, contre l’invasion et la colonisation française, les expropriations et les injustices qu’elle a induites.
Arezki, le grand révolté et lettré était cet insoumis qui répétait sans cesse : «Je sais que la mort est au bout…Je ne sais ce que ma tête pense mais je vais me battre». Une bataille certes, inégale, quand bien même elle était juste et qui ne pouvait aboutir malgré les soutiens importants dont elle a bénéficiés. Arezki devait faire face à l’armée coloniale, l’administration, les goumiers, les caïds…et même sa propre famille et sa femme qui lui répétaient sans cesse «Tu seras guillotiné.» Arezki, l’indigène, c’est aussi l’histoire d’une journaliste, Albertine Aubry qui se déploiera au point de se passionner pour ce grand bandit mais ne put faire entendre sa voix.
Et l’histoire de Rosa, la chrétienne qui n’est, ni tout à fait indigène ni citoyenne française et qui est tombée amoureuse de Ali, un autre bandit d’honneur et servira d’agent de liaison entre le front et la journaliste. Un film qui ne traitera pas de toute la vie de ce grand révolutionnaire, notamment son procès historique que le réalisateur taira mais dévoilera quand même les grands moments de joie, de douleur…et de la fin de cet illustre personnage qui fut l’un des plus importants et que l’histoire inscrit désormais, à côté de Amar M’ray, Bouziane El Qali, Abdoun…qui étaient les premiers révoltés et précurseurs d’une révolution. Un jour peut-être, l’histoire reviendra plus en détails sur ces héros. Pour l’heure, Bendedouche a inscrit son film pour la réhabilitation mais aussi pour tamazight qui, désormais, peut aspirer à être une culture universelle.
source la Nouvelle République

publié par kaidi dans: tval
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